Ci-gît mon démon...
Nov 2006 - Avril 2007
Publié par Madame B
Un parcours en train jamais accompli
Je suis assoupie sur les sièges en vis-à-vis
La lumière qui joue sur mon corps au gré des paysages
Lascive je rêve à une rencontre
Il serait là, tel que je l’imagine
Dans ma tête, tout s’accélère
Les silences, les mots, les regards
Je n’ai pas peur
Publié par Madame B

Publié par Madame B
Publié par Madame B
Publié par Madame B
Publié par Madame B
Mon destin sera toujours tourmenté par le désir des hommes.
Mon destin ne sera contrarié que par le désir d’un seul.
Faire le bon choix.
Choisir celui qui sera l’ami, l’amant, le père parfait.
Attendre de rencontrer l’homme de mon idéal.
Cet homme qui sent « Sables »
Un juste mélange vanillé et poivré
A la fois dur et tendre, un homme rare.
Savoir apprivoiser cet homme,
Le charmer, sans l’étouffer
Recevoir sans oublier de donner
Concéder sans jamais se rabaisser
Lui tenir tête pour mieux l’amadouer par la suite.
Savoir que tout peut s’arrêter du jour au lendemain
Tout perdre
Savoir que rien n’est acquis que cet homme est libre
Toujours livrer une nouvelle bataille.
Je suis cette femme, je suis sa femme
Mais je sais qu’il y a les autres autour
Je sais que ce que je ressens, il peut le ressentir
Je sais qu’il peut s’enfuir...
Publié par Madame B
Publié par Madame B

Publié par Madame B
Publié par Madame B

Publié par Madame B

Publié par Madame B
Publié par Madame B
Publié par Madame B
Je scrute mon visage à la loupe. Je cours après un modèle, dont je ne serai jamais qu’une pâle copie. Ce qui me contrarie, c’est de ne plus retrouver sur mon visage, le sourire de ma mère. Je m’obstine à me regarder, pour oublier la physionomie maternelle. Ma sœur me dit « on nous prend pour des jumelles » Ma mère était plus belle que nous. Ma sœur est mieux fichue que nous. Je déteste mon nez. Comment je fais pour plaire avec un nez pareil ? Je voudrais tout changer, tout faire opérer et même me couper les cheveux. Si ça continue, je vais casser tous les miroirs. Déjà que ma mère ne peut plus me parler. Elle ne me dit plus « ne va pas te faire couper les cheveux si tu les coupes, il ne te reste plus rien » Ce qui me contrarie, c’est d’être amoureuse, j’aime pas être folle. Ce qui me contrarie, c’est qu’il ne me supporte plus. En attendant qu’il me quitte, j’ai investi 164 € dans 50 ml, à ce prix là on doit trouver un jeune putain pour une heure d’échanges de gamineries jouissives, non ?
Publié par Madame B
Il me sert mon Volluto chantilly, comme un dimanche, il me dit que j’ai l’air fatiguée, comme un dimanche, il m’embrasse sur le front, je me lève, je ne dis pas un mot.
Je suis allongée, je regarde un documentaire sur Edvard Munch, à moitié endormie, il s’assoit sur le fauteuil, il me regarde et me dit
« Pourquoi es-tu si triste ? »
Plus rien ne m’émeut, plus rien ne me touche,
je suis devenue insensible.
J’ai construit un mur si épais si haut que plus rien ne m’atteint.
Je fais semblant
Semblant pour tout
Je ne donne rien que de la poudre de perlimpinpin.
Derrière cette créature extravertie se cache une femme froide,
une tueuse de passion, une raisonnable.
Je joue, je suis une imposture, je suis pour tous une autre.
Si cela me procurait au moins du bien-être mais j’en souffre.
Alors il faut que je me libère, que je me lâche
que je vous parle sans fard.
Oui je suis obsédée par le vieillissement
Oui je n’ai toujours compté que sur le physique
Oui je suis totalement superficielle
Oui je suis une égoïste
J’ai envie de m’embarquer vers le plaisir.
Le plaisir de donner.
Publié par Madame B
Clic clic cliiiiiicc CLIC CLIC clic cli ccccccc
Mes yeux devant l’écran.
Un petit clic en bas à droite et mes mains tremblent.
Un onglet vire à l’orange et mon coeur palpite.
Une photo, mes vaisseaux se dilatent.
« Salut ! » Mes muscles se contractent.
Première question, premiers échanges, j’ai chaud.
Se maîtriser Rester naturelle Calmer le jeu
Des mots simples, presque anodins, les préliminaires commencent.
Des phrases douces et sensuelles. Puis au fil de l’échange, la tension monte.
Mon rythme cardiaque s’emballe. Mes lèvres gonflent. Mes seins se tendent.
Sans caresse aucune, je les sens.
Je brûle.
Arrêtez !
Publié par Madame B
Publié par Madame B
Publié par Madame B
Publié par Madame B
Ne te ronge pas les ongles
Attache tes lacets
Range ta chambre
Arrête de manger des bonbons
Arrête de te toucher… A 11 ans, la seule chose qui m’importait, c’était de me toucher.
Publié par Madame B
Vous n'avez peur de rien, et ça j'aime bien.
L'autre nuit, dans de la voiture, qui longeait la Corniche, je vous ai regardé de biais.
Votre profil, votre regard menacant, la sellerie cuir toute chaude, vos mains, votre main sur ma cuisse, même pas peur.
C'est pas du pipeau, je suis contente de vous connaître, en votre compagnie, je me sens invincible.
Etes-vous libre ?
Je suis comme beaucoup de femmes, attirée par les mauvais garçons.
Publié par Madame B
Je reste très calme, je le regarde de loin, tout en haut dans ma cage, lui, il est libre.
Mais il m’agace, il est là tout proche. Il danse tout autour, il fait le beau, il m’allume.
Il sait que je ne peux rien faire et ça le fait rire.
Et le pire, c’est quand il disparaît de mon champ de vision, là je m’affole, je bats des ailes, je m’agite, je deviens folle, je passe ma tête entre les barreaux, je passe des bouts de moi mais rien, aucun signe, il fait le mort.
J’en arrive à faire des folies, à me faire du mal. Je souffre, je crie, je lui crie mon envie mais rien.
Il réapparaît parfois et met un drap sur ma cage, il m’isole, je l’embête je crois, je l’énerve aussi.
Dans le noir, je rumine, je manigance, je complote.
Je prépare mon évasion.
Publié par Madame B
Publié par Madame B
Publié par Madame B
Flore me l'avait dit ... Ils l'ont fait
"Ah ! B initials ...Lucien et moi mêlant nos aspirations sémantiques à nos inspirations spermatiques.
Ohh ouuuii Lucien ! Introduis moi le préambule ! Ponctue moi le texte ! Tourne moi la phrase !
C'est toujours mieux à deux que se palucher un égo égrotant seul devant ses nihilismes nombrilistes.
Y a de la re-production dans l'air. Qu'est ce que t'en penses Lulu, un p'tit chez nous, bien au calme, sans un lecteur à l'horizon, à regarder s'écraser nos skuds littéraires dans l'écho de nos boites crâniennes.
On ferait un bien beau bébéblog, tout élevé au lexomil, talqué au cynisme et langé au second degré.
Je crois qu'on touche le bonheur du doigt, ça y est, ça y est !"
Tous mes voeux de succés aux Paradis Perdus.
Publié par Madame B
JE SUIS BROYEE
JE LES HAIS
JE VEUX QU'ILS SOUFFRENT
JE VEUX QU'ilS MEURENT DE MON PLAISIR AVEC UN AUTRE
OUI JE SUIS FOLLE, OUI J'EXAGERE
JE N'ARRETERAI PASJE VOUS INONDERAI DE MES HUMEURS, DE MES MALHEURS
Publié par Madame B
Elle se réveille, c’est la nuit !
Le jour, elle travaille, éduque, se démène, enchaine…
Elle coordonne, planifie, temporise.
La nuit, flanquée de son double maléfique, elle fréquente les adresses des nuits sans sommeil, à la recherche d’improbables émotions. Elle erre inlassablement dans ce centre ville minable, ponctué de quelques beaux Haussmanniens décrépis pour finir jusqu’aux ruelles sordides de l’Opéra. A quoi pense-t-elle ? A tout plaquer ? A une sourde culpabilité alors que sa mère se meurt ? A la vacuité de son existence ?
Mon oiseau de nuit aime ce sentiment d’insécurité.
Elle se farde de secrets et joue le mystère.
Du couvre-feu parental à aujourd’hui rien n’a changé, la nuit la fascine.
Rien n'y fait, elle est happée.
Elle aime ces figures de la nuit, ces flamboyants de l’éphémère.
Jouer à se refaire une identité, créer un personnage, vivre en décalé.
Des nuits à chercher sa place dans ce monde qui obéit tout entier aux lois de l'attraction... Fait d'hallucinations, d'incohérences, de vies fantasmées.
Et comme par magie, quand le jour se lève, tout s’efface, le bien, le mal.
Le compteur est remis à zéro.
Merci Lucien
Publié par Madame B
Publié par Madame B

Publié par Madame B
Publié par Madame B
Publié par Madame B
J'ouvre la parenthèse. Il va s'en passer de belles. Des hommes, des femmes défilent. Les verres se remplissent. Une amie va partir.Publié par Madame B
Publié par Madame B
Pas une journée
Que Dieu a fait
Pas un été, sans vous.
Mes amours, mon village,
Mon île et ses paysages.
Du bassin, à la rivière,
Les reines de l’Universer.
Coureuses des bois,
Sauvageonnes,
Insoumises et fières,
Je vous aime mes sœurs.
Cachées au creux de notre arbre
Rires et éclats de rires
Sous les oliviers
Nos secrets, conséquences et vérités.
Monde artificiel, vies débridées
Toujours ensemble, à trois
Puiser à la source, l’énergie
Devenir femmes, à la vie.
Publié par Madame B

Prise qui croyait prendre
Attachée, ligotée, serrée
Prise, il va la prendre
Apeurée, effrayée, terrorisée
Par derrière, arrive son bourreau
En arrière, sa croupe sans fourreau
Parterre, ses vêtements éparpillés
A terre, son corps souillé
En jouant à ce jeu pervers
Elle a perdu son âme
Il a meurtri ses chairs
Sa punition est infâme
Sur son territoire
Il est le maître du jeu
Aucune échappatoire
Impuissante, elle s’en veut.
Publié par Madame B

La panthère ne veut pas manquer sa proie
Une chasse bien coordonnée
Elle est affamée
Elle le mangera dès ce soir.
La panthère sera repue
La panthère ne sera pas déçue
C’est si simple
Avancer lentement
Le choisir jeune et affaibli.
Innocent, il s’est aventuré sur son territoire
De l’eau, de la chaleur, de la chair fraîche
La panthère le guette, le contact est imminent
Une course, pas de combat
Un seul prédateur.
Ses griffes s’enfoncent dans sa chair
Ses crocs dans son cou, il s’abandonne
Elle le dévore.
Pas de pitié, pas de partage
Dans de son royaume
Une seule reine.
Publié par Madame B
Publié par Madame B
C’est Vendredi.
Besoin d’air. Direction le Cabanon.
Dans la crique voisine, je me fais bronzer les fesses en lisant tranquillement Voici.
16h, Frabrizo et Crunch me retrouvent avec leurs vespa. Ils vont s’accouder au parapet et mater.
Ce soir nous ferons le tour des Bars, notre soirée s’annonce sauvage.
Apéro sur la terrasse avec les filles qui s’enchaîne par quelques Tapas chez Doria.
Entre deux mojhitos gentiment dosés et l’ambiance qui est montée d’un volume, je suis bien décidé à voir le soleil se lever.
Ma fine équipe est au grand complet,
Soeurette roule du popotin,
la grande Poulette est en répérage romantique intensif,
Madame Zaza et Roussia ponctuent de rire les blagues de Lolo la Roulade,
Elisabella course le jeunot pas farouche.
C’est ça la "Vita e bella", mes amis dans mon petit coin de Paradis.
Publié par Madame B
Il est arrivé dans sa vie, au début tellement discret, qui aurait pu le soupçonner.
Il la faisait rigoler, délirer, un brin de folie dans son quotidien.
Cet Al, quel phénomène, il lui a tout de suite fait perdre la tête.
Ne plus sortir, ne plus dormir, ne plus s’habiller, ne plus se maquiller, Il n’y en avait que pour lui.
Nous, on ne l’aimait pas, on ne l’acceptait pas, mais on faisait bonne figure.
Un peu trop sûr de lui, cet insidieux nous a bluffées.
Ce salaud d’Alzheimer, nous a pris notre mère.
Amour, gloire et beauté ne l’auront pas protégée.
Profitez, ce pourri n’a pas d’amis.
Seule face à lui, il te mange petit à petit,
tes souvenirs et nous aussi.
69 ans, le jour se lève sur une nuit sans sommeil.
Recroquevillée comme un fœtus, tu n’as plus d’âge.
Ta bouche si belle, est livide.
Ton regard si plein d’amour, est vide.
Plus rien n’a d’odeur, de goût.
Je te reconnais à peine.
Où sont mes armes, je veux le combattre.
Sale vicieux, tu nous l’enlève tous les jours un peu plus.
Tes cris de détresse, je ne les entends plus.
Tes yeux sont hagards, dans leur vert profond, je ne vois plus que de la solitude, du désespoir.
Mon nez me pique, j’ai envie de pleurer.
Mes yeux se remplissent, je pleure.
Je suis jalouse, jalouse des autres,
je veux mes parents.
Publié par Madame B
Publié par Madame B
Publié par Madame B
Publié par Madame B
Publié par Madame B
Publié par Madame B
Publié par Madame B
Publié par Madame B
Publié par Madame B

Publié par Madame B

Publié par Madame B

Publié par Madame B
Publié par Madame B
Publié par Madame B
Publié par Madame B

Publié par Madame B
Publié par Madame B

Publié par Madame B
Publié par Madame B

Publié par Madame B
Publié par Madame B
L'érotisme des uns fait la pornographie des autres et rien n'est plus fragile que cette frontière séparant l'impudeur de l'obscène.
Droite, dos à toi,
tu es venu me rejoindre à quatre pattes.
La tête entre mes cuisses,ta langue entre mes lèvres.
Publié par Madame B
Publié par Madame B